Le réseau des tempêtes
Lorsqu’une tempête arrive, il vaut mieux s’entendre avec nos voisins qu’avec nos propres idées…
Contexte actuel violent
Ces derniers temps, j’ai l’impression que la violence imprègne de plus en plus notre monde. Conflits mondiaux, violence des réactions via les réseaux sociaux, discours politiques cash et sans nuances, débats politiques où les personnes aboient les uns sur les autres sur les plateaux encouragés par des animateurs en quête de sensations fortes…
On en arriverait à penser que la nature profonde de l’être humain est faite de violence et qu’elle resurgit spontanément dès que le contexte lui laisse libre cours.
J’ai même parfois eu le sentiment que davantage de dureté ne faisait pas de mal pour bousculer nos résignations.
« Le réseau des tempêtes » Pablo Sevigne
Je suis alors tombé sur l’article parlant du livre « Le réseau tempêtes » de Pablo Servigne dans la libre Belgique. J’ai lu son livre et vous invite à en faire autant.
Pablo Servigne (Le réseau des tempêtes) nous rappelle que les mécanismes d’entraide et de coopération sont largement présents dans la nature depuis des millénaires et qu’ils ont largement contribué à l’essor de notre propre civilisation. Ils font eux-aussi partie de notre nature profonde. Il n’y a pas que la loi du plus fort qui a permis l’évolution: Nous sommes des animaux relationnels et cela nous a permis de survivre à d’innombrables pénuries.
L’auteur nous explique que dans les crises, ces réseaux d’entraide locaux, tissés au préalable dans notre voisinage (et pas que nos amis) sont les premiers à se mobiliser pour nous porter assistance, avant les institutions et de manière plus flexible. Et qu’ils se mobilisent spontanément (plus que la panique, contrairement aux idées reçues). Il appelle ces réseaux les réseaux tempêtes.
Chacun pour soi?
Le chacun pour soi, le survivalisme, chacun dans son bunker, est un leurre, nous démontre l’auteur.
L’idée me semble de passer de notre volonté d’indépendance (qui est positive) à l’interdépendance (tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin).
Liens verticaux avec nos institutions
Les réseaux tempête ne sont pas à opposer aux organisations institutionnelles d’entraide. C’est complémentaire. C’est ET l’un ET l’autre, bien articulés qui nous permettront de survivre aux méga crises qui s’enchainent.
Appel à l’action
Parlons-en autour de nous. Assez des discours défaitistes et négatifs qui nous angoissent et anesthésient! Cherchons des voies de solution plutôt qu’une série d’explications à nos échecs et lenteurs.
Profitons des temps calmes (il y en a?), càd les temps entre 2 tempêtes, pour construire, renforcer et densifier nos réseaux. Ça tombe bien, c’est apaisant…tout de suite…
Echos
Cela fait écho au concept de robustesse d’Olivier Hamant (La troisième voie du vivant): Il ne s’agit pas que de résilience qui nous permet de nous relever après avoir reçu un coup. La robustesse nous amène à mieux résister aux coups en restant debout.
Cela me rappelle également le modèle de Lencioni qui établit la confiance comme condition nécessaire à la résolution de problèmes en équipe.

Je suis Pierre-Etienne CRAHAY, avec plus de 20 ans d’expérience chez COSUCRA et une expertise en diagnostic organisationnel, et j’accompagne les dirigeants de PME à renforcer la robustesse de leur organisation pour franchir sereinement les étapes de croissance et de transmission.

Je suis labellisé Chèques Entreprises en Diagnostic et Accompagnement croissance et développement d’entreprise. Ce dispositif permet à mes clients de bénéficier d’un accompagnement subventionné à hauteur de 50 % par le SPF Économie de la Région wallonne.


