Management Participatif – Rôle du leader
Contrairement peut-être à l’intuition, la mise en place d’un management participatif demande d’abord et avant tout beaucoup de travail au leader.
Rôle du leader
Je m’explique:
- Un management participatif implique en effet de mettre en place des mécanismes bottom > up dans l’entreprise pour une série de sujets où le personnel de terrain n’était pas consulté avant.
Il s’agit de la mise en pratique du principe de subsidiarité selon lequel une autorité centrale ne peut effectuer que les tâches qui ne peuvent pas être réalisées à l’échelon inférieur. - Mais ces mécanismes ne se mettent pas en place uniquement par le retrait du leader.
- Où se trouvent les compétences? Si les compétences sont au niveau du leader, il aura encore un rôle déterminant dans les décisions.
- Comme le dit Lencioni, la 1ère condition à un management participatif est la confiance qui règne dans l’équipe: est-il permis de mettre en doute la parole du chef? Est-il permis de mettre sur la table une faiblesse de l’organisation? Une erreur commise par soi ou par d’autres?
Le leader a un rôle central dans ce climat de confiance. - Mettre un cadre:
Pas de réunionite.
Pas de longs débats pour toutes les décisions.
De bons process de réunion pour écouter chacun et converger rapidement sur un consensus.
Exposer les enjeux et les contraintes:
- Le plus souvent, seul le leader est capable de synthétiser les enjeux, les opportunités, les menaces et toutes les contraintes.
- Ces éléments posés avant l’entame du débat doivent être considérés comme des protections: inutile de rêver.
- Bornées par ces protections, il y a bien de la place pour des permissions, et toutes les voix sont les bienvenues!
- Il est même parfois nécessaire de sortir du cadre (seulement possible si le cadre est connu!). Les collaborateurs plus créatifs, plus rebelles auront ici leur place!
Souvent le leader qui m’interpelle est en détresse
Il ne parvient plus à gérer personnellement tous les processus de son entreprise en croissance. Il s’épuise et voit l’arrivée du consultant comme un soulagement et une perspective de pouvoir partir en vacances à court terme.
J’entends donc une certaine déception donc quand je lui annonce que sa présence et son action sont indispensables pour la mise en place de processus participatifs, que le travail va commencer par lui et que cela lui demandera de l’énergie.
Première étape à ce processus participatif
Comme première étape à ce processus participatif, il me semble souvent nécessaire de renforcer en première priorité le leadership: comment entourer le leader? Création d’un comité de direction? D’un comité stratégique? De qui sera-t-il composé? Avez-vous un.e assistant.e administrative propre?
J’ai constaté que le traitement de cette 1ère urgence apporte un premier bol d’air au patron en apnée. Il n’est plus tout seul: Il mettra en place le projet participatif, accompagné d’un comité de pilotage robuste.
Ce tout premier processus participatif autour du leader servira de modèle à tous les prochains chantiers de processus participatifs de terrain.
Et cela impliquera le retrait progressif du leader dans toute une série de décisions…
Où en êtes-vous?
Et vous, où en êtes-vous dans vos processus participatifs? Vous sentez-vous entourés?
N’hésitez pas à en parler avec moi. Je peux vous aider à concevoir et mettre en place un projet de « management participatif ». N’attendez pas l’épuisement!

Je suis Pierre-Etienne CRAHAY, avec plus de 20 ans d’expérience chez COSUCRA et une expertise en diagnostic organisationnel, et j’accompagne les dirigeants de PME à renforcer la robustesse de leur organisation pour franchir sereinement les étapes de croissance et de transmission.

Je suis labellisé Chèques Entreprises en Diagnostic et Accompagnement croissance et développement d’entreprise. Ce dispositif permet à mes clients de bénéficier d’un accompagnement subventionné à hauteur de 50 % par le SPF Économie de la Région wallonne.


